le point sur les lectures publiques et droit d’auteurs

6 mars 2018


Ici, je vais vous mettre une liste de liens qui parlent du statut des lectures publiques et de la condition des auteurs.
C’est lié à maintenant, là ce qui se passe en 2018.
C’est la grande période des Salons du Livre qui poussent partout, certains bien implantés depuis longtemps, d’autres naissant. Tout le monde va trouver la lecture pour les enfants et les livres géniaux, on va dire que le secteur du livre en France se porte bien, regardez tous les événements organisés partout et le monde qui s’y rend ! C’est magique et magnifique. Et on mettra la poussière sous le tapis, c’est plus pratique.

C’est orienté, c’est un point de vue, en l’occurrence le mien, mais rien n’empêche d’aller chercher des informations différentes ailleurs.
Je ferai probablement ce travail.
C’est juste que là, ça urge et pendant que certains Salons de très bonne réputation sont contraints d’arrêter parce que les contrats aidés sont supprimés, que les subventions baissent voire s’arrêtent complètement, d’autres Salons, en l’occurrence Livre Paris refuse de payer les auteurs intervenants sur les rencontres discussions, considérant que c’est de la promotion de leur travail. Au passage, l’entrée du Salon est payante et ce n’est pas juste pour la forme.
Et puis, autre pendant de l’histoire : la SCELF (société civile des éditeurs de langue française) impose la taxation des lectures publiques... au tout départ, même les auteurs lisant leurs propres textes, un an après leurs sorties étaient redevables de cette taxe. Ainsi que les bibliothèques et les "heures du conte", temps pendant lequel les bibliothécaires lisent des livres à des enfants, en général en groupe. Tout est gratuit pour le public.
Aujourd’hui la SCELF est revenue là-dessus pour une période 5 ans seulement, mais, les manifestations littéraires, poumons de la diffusion et de la promotion des littératures sous toutes leurs formes et qui inventent des manières de transmettre originales, séduisantes, très intéressantes, aujourd’hui, ces manifestations-là ne sont pas exonérées de cette taxe... Alors que tout est gratuite pour le public. On est bien d’accord, quand il y a billetterie, normal qu’il y ait taxe et paiement des auteurs.
A terme, c’est la mort pure et simple de la Lecture publique.
Précision, et non des moindres : la SCELF invoque le droit d’auteur pour la taxation des lectures publiques. Or, la part censée revenir aux auteurs est extrêmement maigre, une fois que la SCELF aura prélevé ses frais de fonctionnements et l’éditeur, sa part, l’auteur toucherait peut-être quelque chose si les ventes de son livre ont dépassé son à-valoir.

Voilà la liste des liens pour comprendre :

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Sandrine Bonini

Sur la rémunération des auteurs

http://la-charte.fr/magazine/article/livre-paris-aveugle-et-sourd-au

https://culturebox.francetvinfo.fr/livres/salon-livre-paris/salon-livre-paris-2018-pas-de-remuneration-les-auteurs-jeunesse-sont-en-colere-270081

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/les-auteurs-jeunesse-et-bd-meprises-et-humilies-publiquement-par-livre-paris/87652

https://www.snacbd.fr/actualites/

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Carole Chaix

Sur la taxation des lectures publiques

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/taxer-les-lectures-de-manifestations-litteraires-c-est-une-histoire-de-cornecul/87119?origin=newsletter

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/la-scelf-suspend-la-perception-sur-les-lectures-publiques-pour-5-ans/86788

https://www.actualitte.com/article/interviews/michel-onfray-des-qu-il-y-a-lecture-a-voix-haute-effectuee-par-un-lecteur-il-y-a-magie/86764

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/taxer-les-lectures-offertes-et-les-enfants-deserteront-les-bibliotheques/86621

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/daniel-pennac-faire-payer-la-lecture-publique-c-est-non/86701

Lien vers la pétition
https://www.change.org/p/administration-scelf-fr-contre-les-pr%C3%A9l%C3%A8vements-scelf-sur-les-lectures-sans-billetterie-sh%C3%A9h%C3%A9razade-en-col%C3%A8re

Dernier point concernant la rémunération des auteurs, notamment en littérature jeunesse, pour vous donner uni vague idée :

En gros, sur les albums de littérature jeunesse, les auteurs touchent entre 6 et 10 % du prix du livre, comme souvent, sur un album, ils sont deux, chacun touche 3% du prix de vente... une fois que les ventes ont dépassé l’à-valoir, c’est à dire la somme touchée par avance par les auteurs. Quand il y en a, parfois, il n’y en a pas, d’à-valoir.

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/litterature-jeunesse-la-remuneration-des-auteurs-et-des-illustrateurs-en-questions/34118

Y’a un sérieux truc qui coince dans l’économie du livre, va falloir penser à changer de fonctionnement, parce que là, tout le monde étouffe (pas que dans le livre d’ailleurs...).
Pourtant, bon sang, y’en a de l’argent, on va le chercher ?

Et si vous trouvez des articles qui disent le contraire, des points de vue différents, écrivez-moi, on réfléchit mieux avec des points de vues différents. ça permet simplement de mieux comprendre.

lisa@plumesdebrigands.fr

Je vous bise sur cet article, tiens !

Merci
Lisa Bienvenu