J’ai la mémoire qui flanche... j’me souviens plus très bien...

22 août 2016


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Dans la tête d’Albert
© Annie Agopian et Carole Chaix, éditions Thierry Magnier

La première impression qu’on a d’un livre (ou d’un concert, d’un film, d’un tableau...) est souvent la meilleure. L’oeuvre laisse une sorte d’empreinte.
La plupart du temps, on ne se pose pas trop de questions, sauf quand on travaille sur l’oeuvre, justement, avec l’objet sous la main qu’on décortique. C’est malin, tiens !
La plupart du temps, je m’interroge, puisque c’est mon travail. Alors voilà comment "je fonctionne" : dans le cas de l’album, je regarde d’abord les images, une histoire, des impressions se dessinent, je laisse passer un petit moment et puis je lis le texte en essayant d’oublier les images. Et puis je mets les deux ensemble. Oui, c’est un peu de la voltige et les résultats sont assez aléatoires.
J’ai ainsi une première perception du livre. Et c’est avec le livre sous les yeux que je cherche les éléments qui ont bien pu me donner ces sentiments tout premiers.

Des livres, j’en lis pas mal, je les offre, je les rends, bref, je ne les ai pas toujours tout le temps sous la main.
Pourtant, parfois, très vite ou longtemps après, j’ai envie d’en parler.
Alors je vais faire ça, en parler, en jouant avec ma petite mémoire.
Parce qu’au fond, c’est bien toujours ce qui reste.

L’image à l’entête de l’article illustre le premier propos, pas du tout le second.

Lisa Bienvenu