Collège lycée last time (but not least)

2 juin 2015


Et voili voilà, j’ai terminé les lectures au collège/lycée "les Portes de Chartreuse" à Voreppe.

Ma foi, ça décoiffe pas mal de lire des livres à des grands. Parce qu’il y a des adultes, les enseignants, la documentaliste, la dame de l’accueil qui écoutent aussi et parce qu’il y a des ados, plus ou moins grands. Et qu’à ces gens-là, d’histoires, on n’en raconte plus bien ! Alors il y a de drôles de vibrations dans la classe et les habitudes sont cassées pour tout le monde : pour eux à qui on ne raconte plus d’histoires, pour moi qui ait en face de moi, des grands en âge et en taille, avec parfois des grosses voix. Alors ça ne fait pas le même effet.

Ces derniers jours, il y a eu encore une qualité d’écoute incroyable... même dans une classe que je n’ai pas du tout senti réceptive, il s’est passé un petit quelque chose quand 2 ou 3 ados ont dit "Ben, ça me rappelle quand j’étais petit/petite."
Dans cette classe-là, des 1ères, il y a eu un vrai temps d’arrêt sur la BD La carotte aux étoiles de Régis Lejonc, Riff Reb et Thierry Murat, aux éditions de la Gouttière. Il faut dire... tout conduit à cette phrase de fin, qui tombe comme un couperet " Il suffirait pourtant de ne pas confier ses rêves à n’importe qui."

Little man a suscité des sentiments très contraires. Un jeune homme en terminale n’a pas aimé, les images enferment sont imaginaire. Pour un autre, c’est l’exact inverse... "En fait, avec ce livre, chacun peut se faire son histoire, ah c’est bien ça !"

La rue qui ne se traverse pas interpelle. Une jeune fille a besoin de comprendre tout et complètement pour apprécier alors ce livre-là qui s’imprime en nous d’abord par l’émotion, elle ne l’a pas aimé. Une jeune homme de la même classe a senti l’histoire d’amour.

Et puis, de la 6è à la 3è, Yakouba, Kibwé et Yakoubwé, de Thierry Dedieu au Seuil jeunesse.... très difficile de lire autre chose après et surtout, toujours un temps assez long de silence. Et après toujours ces 2 questions "C’est une histoire vraie ?" et "Pourquoi vous avez choisi ces histoires madame ?" Alors je réponds "Parce que ce sont des histoires très fortes, qui remuent et que je les aime" Alors les têtes hochent en silence.

Vraiment, lire au collège et au lycée, c’est bien. Et les albums, c’est le mieux !

Lisa Lisette